Codecom du Val des Couleurs
Le site de Sainte Anne

Le site de SAINTE-ANNE

Une halte de randonnée

La Communauté de Communes, qui a acquis en 2011 le site de Sainte-Anne à Epiez sur Meuse, a entrepris de le valoriser par des travaux de restauration de la Chapelle et du Calvaire, ainsi que l’aménagement d’un site de randonnée, en y créant un abri-refuge et un circuit de promenade avec bancs de repos et tables de pique-nique.

L’abri-refuge

Cet espace naturel est exclusivement réservé aux promeneurs, marcheurs, vététistes, ainsi qu’aux cavaliers. Il ne sera donc pas accessible aux véhicules à moteur.

 
LE SITE

Un endroit magique

En arrivant par le chemin forestier venant d’Epiez, au sortir des fourrés, on découvre un vallon verdoyant baigné de lumière et, nichée dans son écrin de verdure, la Chapelle Sainte-Anne de Broyes.

PHOTO 418

(sans légende)

 

Un site naturel sensible

Le cours d’eau qui côtoie la chapelle porte d’abord le nom de ‘’Ruisseau de Sainte-Anne’’ depuis celle-ci jusqu’à Montigny-les-Vaucouleurs, puis ’’Ru Nicole’’. Il prend naissance à 300 mètres en amont de la chapelle Sainte-Anne et reçoit une série de sources dont certaines sont temporaires, puis traverse l’ancien étang devenu marais pour rejoindre le ‘’moine’’ qui assure, avec la digue, le niveau de base du marais. Le ruisseau s’écoule ensuite dans le fond du vallon en berceau.

Le ruisseau serpente autour du monticule qui était l’îlot de l’étang.

L’étang, situé face à la chapelle, aurait été créé au XIXème siècle à l’emplacement du bief d’un ancien moulin. Il a été en eau jusqu’aux années 1950 avant de devenir un marais à la suite de la démolition du moine.

La prairie qui entoure la chapelle, et le marais qui la prolonge vers le nord, sont des zones humides où s’épanouissent une faune et une flore exceptionnelles. Pour la faune, on peut y observer quantité d’animaux de toutes espèces (oiseaux, batraciens, papillons, etc…) et même, à la nuit tombée, le très furtif chat forestier. Quant à la flore, le vallon recèle maintes plantes rares : orchidée, valériane, etc… Autant d’espèces remarquables qui font la richesse écologique des lieux, ce qui a valu l’inscription du site à l’inventaire des Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) ainsi qu’à celui des Espaces Naturels Sensibles (ENS)

Afin de préserver la continuité écologique du ruisseau, il n’est pas envisageable à notre époque de recréer un plan d’eau, lequel ferait disparaître le lit mineur et perturberait le bon état naturel de ce cours d’eau. Rappelons qu’il est fréquenté par le chabot et la truite de rivière et que l’écrevisse à pieds blancs y était autrefois présente. Avec un étang, les peuplements d’espèces ne sont plus conformes au milieu d’origine et une perturbation piscicole risquerait d’avoir des conséquences négatives sur les espèces autochtones vivant en aval.


UN LIEU DE PELERINAGE

Une origine lointaine

L’origine de l’occupation du lieu, d’après la tradition, remonterait au début du XIème siècle avec la fondation d’un ermitage par une certaine Anne de Broye, sœur d’un seigneur de Vaucouleurs. L’ermitage comportait, outre une chapelle, le logement de l’ermite, quelques habitations et un moulin dont la roue était actionnée par le ruisseau.

La chapelle fut vendue comme bien national après la Révolution avec toute la propriété, les bois, les terres et le moulin, lequel fut démantelé au début du XIXème siècle.

Le bief sera alors transformé en étang. Mais dans les années 1950, les vannes qui régulaient le niveau de l’eau retenue par une digue de terre furent enlevées. L’étang disparut et son emprise devint un marais.

Un lieu de spiritualité

La chapelle fut partiellement détruite par un orage le 12 mai 1810 et réédifiée en 1843 avec un porche néo-gothique incluant des colonnes de pierre surmontées de chapiteaux à feuilles d’acanthe.

 

Elle est le siège d’un très ancien pèlerinage qui se perpétue chaque année fin juillet, pour la fête de Sainte Anne.

Face à la chapelle, à flanc de coteau, un remarquable calvaire en fonte, entouré de deux statues de taille humaine, œuvre de l’Union Artistique de Vaucouleurs, a été érigé à la fin du XIXème siècle.

 

Un patrimoine rénové

Cette chapelle, élément patrimonial remarquable qui avait subi les outrages du temps, vient de bénéficier d’une entière restauration :

-La toiture a été reprise et couverte de tuiles ‘’écaille’’ similaires à celles d’origine. Les ardoises ont été remplacées sur le clocheton.

-Le sol intérieur en ciment, ainsi que le parvis, ont été recouverts d’un dallage à l’ancienne.

-Les murs extérieurs et la façade ont été enduits à la chaux.

-Portes et fenêtres ont été remplacées et l’intérieur entièrement repeint, ainsi que les motifs picturaux de l’autel.

 

LE SENTIER DU VALLON

Une ballade rafraîchissante

Après la traversée du ruisseau face à la chapelle, un sentier en lacets permet aux promeneurs de faire le tour du vallon et de profiter ainsi d’une ballade rafraîchissante en pleine nature. Ca et là, de petits ponts de bois enjambent ce cours d’eau né de différentes sources, elles-mêmes issues des infiltrations d’eau de pluie dans les plateaux calcaires qui l’entourent. Quelques bancs, invitant au repos, jalonnent ce parcours balisé.

Le sentier à flanc de coteau

Cet espace naturel sensible et protégé, propriété publique, est officiellement ouvert à tous. Pour sa bonne préservation, il est important que les visiteurs veillent à respecter ce site.
 

Accès : Le site de Sainte-Anne est accessible par la route D193 qui relie Epiez à Badonvilliers. En quittant Epiez, à mi-chemin, là où la route fait un lacet, au bas de la côte, prendre à droite le chemin de terre qui côtoie le panneau ‘’Forêt domaniale Les Defours’’, le site se trouve à environ 1 km.